30 12 2008  extrait de commentaire sur le net :                        

                                                                                                                                                             RETOUR
                                                                                                                                                                           

#2


l

Gaza – Cisjordanie : proposition de remise en contexte

« Lorsqu'on additionne toutes les victimes israéliennes dues aux différents conflits qui ont opposés Israël au reste du monde, on se rend compte que ce chiffre est inférieur au nombre de morts dus aux accidents de la route en Israël. »

Israël "riposte" depuis samedi matin et a tué au moins 363 personnes, en a blessé plus de 1700 autres dans des raids aériens au dessus de la Bande de Gaza.

Israël est la quatrième puissance militaire au monde et perçoit chaque année des aides des USA, aides provenant du budget américain alloué à l'aide au tiers monde. Les deux tiers de ces 6 millions de dollars annuels sont consacrés à l'armée. A cela s'ajoute les cadeaux en natures faits aux israéliens : munitions, chars, équipement de pointe,…

Le peuple palestinien compte une population majoritairement non-armée.
L'extrémisme (non majoritaire) né en Palestine est la conséquence d’une occupation qui dure depuis 1948. Rien de plus.

L'extrémisme n'est pas l'exclusivité du Hamas (parti palestinien qui dirige la Bande de gaza). Il existe de nombreux groupes israéliens extrémistes, surtout dans les colonies.

S’il n’y avait pas de colonisation et d’occupation, il n’y aurait pas d’extrémisme.

Les roquettes lancées par les militants palestiniens du Hamas n'ont pour but que de faire pression sur les israéliens afin de les forcer à desserrer l'étau qui fait suffoquer le million et demi de personnes vivant dans la Bande de Gaza.

Je déplore les rarissimes victimes de ces tirs.

L'occupation de la Palestine est aussi synonyme de colonisation.

Une colonie est constituée par des groupes de civils israéliens qui décident de s'installer dans un pays qui n'est pas le leur, la Palestine, en dépit de la population locale déjà sur place.

Le transfert de population civile du pays occupant dans un pays occupé est interdit au regard des conventions internationales.

Une colonie une fois reconnue par l'état d'Israël, bénéficie d'un appui militaire massif pour défendre ces colons venus s'installer de force.

A Hébron, au sud de la Cisjordanie, un peu plus de 500 colons occupent le centre-ville de cette ville située au sud de la Cisjordanie. Pour assurer la sécurité des colons, plus de 2600 soldat veillent en permanence et occupent cette ville.

Quand 2600 soldats occupent une ville comme celle d'Hébron, on peut considérer que la vie des Palestiniens est rendue impossible.


La liberté de mouvement est fortement dépendante du bon vouloir des militaires qui occupent des dizaines de checkpoints.

Un checkpoint est un mot dont le sens propre ne reflète pas la réalité tangible. Ce n’est pas un « point de contrôle ». C’est une zone de non-droit laissée au libre arbitre de soldats qui humilient la population palestinienne privée de toute liberté. Quand on en traverse un, c'est un mélange entre un aéroport (les contrôles), Eurodisney(les files kilométriques), et un abattoir (...).

Pour relier entre-elles les colonies, des routes secondaires exclusivement réservées aux palestiniens serpentent et morcellent encore plus la Cisjordanie : on les appelle les By-pass road.

On dénombre plus de 250 colonies en Cisjordanie.

Je reconnais le droit d'existence de l'Etat d'Israël.

L'immigration vers Israël continue aujourd'hui massivement. Émigrer en Israël est économiquement avantageux. La majorité des nouveaux arrivants sont uniquement attirés par les conditions économiques favorables et très très peu pour des raisons philosophiques, religieuses ou familiales.

Être juif dans un état juif n'est plus la motivation des nouveaux arrivants en Israël.

L'expansion artificielle d'Israël n'est donc pas justifiée.

Gaza n'est pas occupé de l'intérieur (les dernière colonies ont été évacuées car Israël ne pouvait plus garantir la sécurité de ces colons). Toutefois, le contrôle qu’Israël maintient sur cette bande de territoire est énorme. On appelle ça un "blocus".

La Bande de gaza contient +/- 1,5 millions de personnes.

Un blocus, cela signifie que toutes les frontières qui permettent d’entrer ou de sortir de Gaza sont fermées et contrôlées par des soldats.

Aucune activité économique n'est pérenne puisqu'il n'y a aucune possibilité de vendre ce qui pourrait-être produit.

L'absence d'activités économiques provoque un taux de chômage écrasant parmi la population palestinienne.

Zone imperméable également aux convois humanitaires, sanitaires, alimentaires, médicaux qui sont pourtant nécessaire à une population privée de tout.

Les journalistes et personnel humanitaire ne sont pas autorisés à entrer dans la bande de Gaza.

Dans le cas de Gaza, le blocus est une stratégie militaire et politique entamée il y a 1,5 ans afin d’affamer une population et ainsi désavouer le Hamas au pouvoir.

Une trêve, ou cessez-le-feu est une période définie pendant laquelle deux parties doivent respecter des engagements pour garantir l’absence d’hostilités entre deux camps.

Israël a violé chaque jour les engagements qu’elle a pris lors de la dernière trêve qui s’est achevée le jeudi 18 décembre. Tsahal (l’armée) a maintenu les frontières de la Bande de Gaza fermées et a procédé à des attaques dites « ciblées ».

Israël a accusé les militants palestiniens du Hamas d'avoir rompu la trêve négociée par l'intermédiaire de l'Égypte en reprenant les tirs de roquettes artisanales contre le sud d'Israël. On dénombre ce lundi 2 victimes et moins d'une vingtaine de blessés israéliens.

Le gouvernement israélien et Tsahal (l'armée) préparaient cette lourde attaque, la plus meurtrière depuis 1967, depuis plus de 6 mois.

Israël n'a donc jamais voulu d'une trêve durable, puisqu'il préparait déjà ces attaques dès le début de cette dernière trêve.

La communauté internationale "condamne" fermement les tirs de roquettes du Hamas contre Israël.

La communauté internationale "regrette" et "déplore" les hostilités contre la Bande de Gaza.

La population israélienne, vivant pourtant très près des territoires occupés y est interdite d'accès. Dans ces conditions, beaucoup d'israéliens ne sont pas conscient de la réalité de l'occupation qu'ils cautionnent quelques kilomètres plus loin, derrière ces murs et ces barrières.

Le drame des israéliens, c'est qu'il y a une telle désinformation dans leur pays, qu'ils ne peuvent se rendre compte de ce qui se passe derrière les murs de séparation. L'accès leur en est interdit.


Dans l'ignorance "ils" cautionnent l'horreur,

dans l'ignorance, "VOUS" cautionnez l'horreur.
                                                                                                                                    

L'univers sémantique entourant le traitement des informations provenant du Proche-Orient n'est pas juste et équitable en fonction du camp qu'il concerne. "Les mots sont nos maux".

Israël viole les plus élémentaires des droits de l'homme et la communauté internationale ne fait rien, sinon déplorer mollement. De multiples vétos apposés par les USA, allié majeur d'Israël, permettent l'immobilisme international. Et cela dure depuis plus de 60 ans.

Le 10 février 2009 auront lieu des élections en Israël. "Combattre le terrorisme à Gaza" est un des arguments de vente de plusieurs partis en lice. Le parti travailliste au pouvoir en récupèrera un bénéfice électoral indéniable, même si la campagne a officiellement été suspendue.

Le mot "terrorisme" est un terme inventé par des propagandistes afin de faire accepter une certaine idée de menace qui plane sur certains groupes de personnes. Ce sentiment de crainte permet d’augmenter le niveau de sécurité et de légitimer des choses que le sens commun ne tolèrerait pas.

"Vous" tolérez une guerre contre le terrorisme et n'avez aucun scrupule à vous dire que l'équilibre mondial ne s'en trouvera qu'amélioré.

Je pense, eu égard aux multiples formes que prennent l'occupation israélienne et à l'utilisation qu'ils font du mot "terrorisme", que l'Etat d'Israël est coupable d'acte terroristes.


Être objectif pour un journaliste, si on est tenté de croire que l'objectivité existe, ce n'est pas adopter une position équidistante.

Une position équidistante serait de dire que les Israéliens ont autant tort et raisons que les Palestiniens. Ce serait mettre sur un pied d'égalité les Palestiniens et les Israéliens.

Or, Israéliens et Palestiniens ne sont pas sur un pied d'égalité. Donc en me rangeant du côté des Palestiniens, sans prétendre à l'objectivité, je suis convaincu de me ranger derrière une cause juste et honnête.



Être contre la politique de l'état d'Israël n'est pas être antisémite.


Je suis contre l'antisémitisme, contre l'attaque délibérée de civils israéliens et palestiniens.

Je suis CONTRE la politique d'Israël et CONTRE les sionistes.

Qu'auriez-vous fait si vous étiez né Palestinien ?                                                                        RETOUR

Gae_gual